2013 / Maison des services publics de la ville de Quimper (29)

Livraison Mai 2013
Maître d’ouvrage : Ville de Quimper
Architecte mandataire : Agence GUINEE*POTIN
BET : ISATEG
Surface SHON : 1 519 m²
Coût travaux H.T. : 2,27 M €



A Quimper, dans le quartier de Kermoysan, classé en zone urbaine sensible, se trouve un site destiné à accueillir la Maison des Services Publics. Dans un contexte « décousu », constitué d’immeubles de logement au Nord et à l’Est, d’un massif de chêne et châtaigniers à l’Ouest et du rond-point de Kermoysan au Sud, l’accroche à l’existant est difficile, ainsi le projet propose une identité forte, recréant une « narration » et fabriquant un lieu. De fait, le projet affiche un épiderme en bois clair dessinant un motif géométrique, en écho aux colombages du centre historique de Quimper et aux dentelles de Cornouaille, éveillant ainsi un imaginaire recréant une histoire. L’environnement végétal existant est conservé, complété par un « parvis-paysage », formant un écrin.

Le programme, complexe, allie mairie annexe ainsi que services publics. Aussi, l’organisation fonctionnelle du projet propose d’articuler de manière rationnelle ses entités à partir d’un atrium central ouvert sur les espaces d’accueil et sur les étages, dans une logique de fluidité, de lisibilité, et de convivialité des espaces. Cet atrium offre aux locaux une lumière confortable toute l’année, et met en scène les circulations.

Les principes d'une architecture bioclimatique sont mis en oeuvre : compacité avec forte inertie ; exploitation passive de l’énergie du soleil ; façade Sud « solaire » ; éclairage zénithal par l'atrium ; enveloppe extérieure en bardage bois naturel non traité ; isolation extérieure renforcée ; végétalisation de la couverture augmentant l’inertie thermique. Les dispositions et mesures passives sur la forme, l’implantation, l’orientation et la nature des façades et de la toiture sont complétées par des solutions techniques simples et éprouvées (isolation renforcée, ventilation double flux, récupération des calories), qui « traquent » le recours à l’électricité « carbonée », et permettent d’atteindre des performances thermiques du label BBC.