2010 / Centre de découverte, de culture scientifique et de recherche sur l’environnement et la biodiversité, La Roche-sur-Yon (85) livré

Livraison 2013 + 2014 (tranches 1+2)
Maître d’ouvrage : Région des Pays de la Loire
Architecte mandataire : Agence GUINEE*POTIN
BET : ISATEG + GSP + ITAC
Surface SHON : 2 057 m²
Coût travaux : H.T. 6 M€

Projet nommé au prix Mies Van der Rohe 2015, European Union Prize for Contemporary Architecture

Le centre Beautour repose sur la mise en valeur de la Demeure historique du naturaliste vendéen Georges Durand (1886-1964) et de ses importantes collections à La Roche sur Yon.

La biodiversité

Ce musée recherche un équilibre entre des actions légères et mesurées préservant la biodiversité en place, et d’autres, plus marquées, créant un impact positif sur la biodiversité. Ainsi, ce projet n’est ni celui d’un parc à thèmes ni celui d’un jardin d’agrément.
Il s’agit bien d’un projet spécifique à Beautour, dicté par la prise en compte de la biodiversité, de la topographie et de la qualité des lieux.
Le parcours découle de cette logique, conduisant sous le prétexte de l’intérêt scientifique le visiteur vers la prairie et le fond du vallon, là où la nature sauvage rejoint la nature fabriquée du parc d’agrément historique de Beautour.

Le projet architectural

A une forme compacte qui viendrait rivaliser avec la Demeure de M. Durand, il a été préféré une forme organique, presque ‘animale’, qui épouse la demeure, l’enveloppe et s’étire dans le site sans le brusquer.
Le bâtiment, tel une branche posée, décollée du sol, est un ‘morceau de paysage construit’, une ‘nouvelle géographie’ dans le parcours scénographique et pédagogique.
Les pilotis en troncs massifs de châtaignier contribuent de fondre le projet dans le contexte.
Le décollement permet de conserver la biodiversité en place, de minimiser l’impact des fondations au sol, et de fabriquer un projet qui s’élève progressivement pour dévoiler, à son extrémité, l’étang préservé au loin, où se nichent héronnières et grenouillères.
Le projet propose une identité forte, en réinterprétant de façon contemporaine et innovante une technique traditionnelle.
De fait, le projet affiche un épiderme en chaume, recouvrant le bâtiment en couverture et en bardage.